Rencontre entre Madagascar et le Fiscal Affairs Department du FMI – Washington DC
Un partenariat renforcé autour de la politique fiscale, budgétaire et de l’assistance technique
Washington DC, le 13 avril 2026.

En marge des réunions de printemps des institutions de Bretton Woods à Washington DC, la délégation malgache conduite par le ministre de l’Économie et des Finances, - Gouverneur du FMI et de la Banque Mondiale - Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, a rencontré les représentants du Fiscal Affairs Department (FAD) du Fonds Monétaire International (FMI).
Les échanges ont porté principalement sur la politique fiscale et budgétaire ainsi que sur les besoins en assistance technique de Madagascar.
À cette occasion, Madagascar a mis en avant les défis liés à la faible pression fiscale, en lien notamment avec la fraude fiscale et la corruption, qui continuent de peser sur la mobilisation des recettes publiques. Des efforts sont déjà engagés par le Gouvernement pour lutter contre ces fléaux, avec un besoin affirmé de renforcer cet élan grâce à un accompagnement technique du FMI.
Un accent particulier a été mis sur la digitalisation de l’administration fiscale, notamment à travers l’intégration de solutions innovantes telles que l’intelligence artificielle. L’objectif est de moderniser les outils de contrôle, d’améliorer la traçabilité, de renforcer l’efficacité du recouvrement et de mieux détecter les irrégularités.
Les discussions ont également porté sur la problématique des zones franches. Ce régime, destiné à soutenir les activités orientées vers l’exportation, fait face à certaines dérives, avec des entreprises bénéficiant indûment d’exonérations fiscales. Une meilleure maîtrise de ce dispositif figure ainsi parmi les priorités évoquées.
De leur côté, les représentants du FAD ont indiqué que leurs activités se concentreront notamment sur trois axes majeurs au cours de l’année prochaine : l’amélioration de la gouvernance, en particulier dans le domaine des ressources humaines, la gestion fiscale des grandes entreprises et la digitalisation. Madagascar et le FMI ont ainsi convenu de poursuivre des efforts conjoints dans ces domaines stratégiques.
Par ailleurs, un besoin d’assistance technique a également été exprimé en matière de rationalisation des dépenses, qu’il s’agisse des dépenses d’investissements ou des dépenses fiscales. Dans le cadre du Plan de relance économique en préparation, ces dépenses devront être pleinement justifiées, ciblées et orientées vers des impacts concrets sur l’économie et la population.
À travers cette rencontre, Madagascar réaffirme sa volonté de poursuivre les réformes, de renforcer la gouvernance budgétaire et fiscale et de consolider, avec l’appui de ses partenaires, les bases d’une relance économique crédible, efficace et durable.
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